statue au milieu d'un bassin d'agrément, Bali, Asie du Sud-Est

Pourquoi j’aime voyager en Asie

Vous souhaitez partir en Asie, mais vous hésitez encore ? Le voyage vous fait peur, vous craignez le choc culturel ? Voici plusieurs bonnes raisons de partir voyager en Asie du Sud-Est.


Découvrir la nourriture asiatique

La nourriture asiatique est non seulement savoureuse, mais elle est en plus très bon marché. La cuisine est variée, et une grande quantité de plats s’offre à vous dans les menus des restaurants. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Ce que j’adore tout particulièrement, c’est manger n’importe où à n’importe quelle heure de la journée. Le plus souvent directement dans la rue, assis sur des tabourets et des chaises en plastique.

Alors oui, les mauvaises langues vous diront que c’est toujours à base de riz ou de pâtes. Elles n’auront pas tort, c’est parfois un peu lassant. Mais dans ce cas-là, rien ne vous empêche de manger de temps en temps de la « Western Food ». On la trouve un peu partout en Asie du Sud-Est. Pas toujours pour le meilleur d’ailleurs… Hamburgers, donuts, pizzas, etc. Si on ne veut pas prendre des kilos, il faut vite revenir aux nouilles et aux plats cuisinés à base de riz !

Autre spécialité : les fruits exotiques. Mangés crus ou en jus de fruits, vous en avez pour tous les goûts : fruit du dragon, mangoustan, salak (le «  fruit serpent »), mangue, noix de coco, fruit du jaquier, durian (pour les plus valeureux)… Ils sont délicieux, et vous apportent leur lot de vitamines. C’est simple, je ne peux plus m’en passer !

plat à base de riz, couverts et thé, Asie

Un dépaysement total

En voyageant en Asie du Sud-Est, on fait la découverte…

…D’une faune et d’une flore unique

Les paysages d’Asie du Sud-Est sont bien éloignés de ceux que l’on connaît en Europe. Et la faune et la flore sont radicalement différentes. Vous aurez la chance unique d’observer des animaux exotiques qu’il est impossible de voir ailleurs qu’au zoo chez nous : singes, éléphants, tigres, tortues, poissons multi-couleurs, etc. De préférence dans leur habitat naturel.

À ce sujet, je vous conseille vivement de vérifier le sérieux des tour-opérateurs lorsque vous passez par un tour organisé. Comme dans tout business, la majorité des acteurs économiques ne sont là que pour encaisser la monnaie, sans se soucier du bien-être des animaux.

Pour ceux qui aiment mettre la tête sous l’eau, l’Asie du Sud-Est est également un paradis de la plongée sous-marine. Le continent est réputé pour abriter de nombreux coraux et d’écosystèmes marins riches et uniques au monde. C’est à Bali en Indonésie que j’ai d’ailleurs effectué mon baptême de plongée.

Pour ce qui est des plantes, c’est la même chose. Vous aurez la chance de découvrir de nombreuses espèces de plantes exotiques : fleurs carnivores, mangrove, arbres géants, etc. Fini la forêt, welcome to the jungle !

singe marchant à côté de statues, Bali, Indonésie

…De nouveaux visages (pour un regard différent)

Comme la population locale n’a pas la même apparence physique que l’occidental, on ne peut pas se « cacher ». Pourquoi je dis ça ? Parce que ce n’est pas aussi « facile » que de visiter un pays européen.

Pour prendre un exemple, si on est d’apparence caucasienne et qu’on visite un pays européen, il est facile de se fondre dans la masse, la population locale ne saura pas forcément qu’on n’est pas du pays. Alors qu’en Asie, on ne peut pas se cacher derrière son petit doigt, on est tout de suite repéré comme étranger ! Ce qui procure des avantages et des inconvénients.

Parmi les bons côtés, il y a lorsque vous devenez une source de curiosité ou d’attraction auprès de la population locale. C’est souvent le cas dans des zones reculées, lorsque celle-ci n’a pas souvent vu d’occidentaux dans leur vie. Parfois, elle vous observera, curieuse, voire viendra vous poser des questions pour savoir ce que vous venez faire ici, de quel pays vous venez, etc. Lorsque deux mondes se rencontrent, cela crée des instants magiques, et fait naître des souvenirs inoubliables.

Et parmi les mauvais côtés, il y a les nombreux rabatteurs, taxi, tuk tuk, qui vous repéreront facilement et qui vous harcèleront pour que vous payiez leur service, souvent au prix fort. Une fois qu’on a compris comment éviter le piège, on s’aperçoit que le reste de la population est beaucoup plus sympathique…

jeunes enfants birmans curieux, Birmanie

…D’un autre monde

Quand on débarque la première fois en Asie du Sud-Est, on prend tout de même une « claque » ! Même si l’uniformisation des modes de vie tend malheureusement à gommer nos différences, la culture asiatique est vraiment différente de la culture occidentale. Il est vraiment difficile de ne pas être dépaysé (à moins d’avoir énormément voyagé et d’être blasé).

Par comparaison, j’ai été en Amérique du Sud, et je n’ai pas du tout été dépaysé. Tout est européanisé, c’est espagnol et chrétienté pour tous. Bof, trop uniformisé pour moi… Tandis qu’avec l’Asie, tout y est radicalement différent : la(es) langue(s), la nourriture, la(es) religion(s) et les édifices religieux, les transports (on oublie les horaires fixes!), le mode de vie, les mentalités.. On perd tous nos repères, c’est une remise en question totale et c’est – en ce qui me concerne – fascinant et jouissif ! On apprend tous les jours, car on sort de sa zone de confort. Pour celui ou celle qui est prêt à affronter ça, c’est une belle leçon de vie dont on ressort grandi. Plutôt chouette, non ?

tête de buddha vu de dos et panorama sur la jungle, Asie

Le sourire ou/et la zénitude de la population

Les Asiatiques sont connus pour leur sourire. Et c’est vrai, je l’ai souvent constaté. Attention, cela ne veut pas dire qu’ils sont toujours de bonne humeur, ou qu’ils n’ont pas une idée derrière la tête (très bon article d’un de mes confrères blogueur à ce sujet). Ils ont aussi à gérer leurs problèmes du quotidien, et de manière générale leur situation est plus difficile que la nôtre (pauvreté, dureté du travail, pollution). Après tout, ils sont humains, comme nous ! Sauf qu’ils ont plus tendance à garder leurs sentiments négatifs pour eux.

La réserve ou la pudeur fait partie d’un trait culturel non négligeable dans le sous-continent asiatique. Montrer sa colère est, de manière générale, mal vu en Asie. C’est un signe de faiblesse. Dommage qu’il n’en soit pas de même en France, où j’ai le sentiment que l’on déverse un peu trop facilement sa frustration sur son prochain, qui sert de serpillière émotionnelle. Comme si la bienveillance s’était un peu perdue en chemin dans les pays occidentaux…

Malheureusement, ce fameux sourire est en train de disparaître à certains endroits, surtout dans les lieux très touristiques. Cela peut se comprendre : le fait d’accueillir toujours plus de touristes pas toujours respectueux des us et coutumes locales, et voir son patrimoine naturel ou bâti malmené par le tourisme de masse doit fatiguer à la longue…

thaïlandaise défilant dans la rue en tenue traditionnelle

Des gens simples et moins distants

C’est quelque chose qui me saute aux yeux à chaque fois que je reviens en France après un long séjour à l’étranger : la suffisance du français.

En France, le contact avec les gens est beaucoup plus froid. On a souvent le vague sentiment d’être mis à distance, voire ignoré. C’est comme s’il y avait une barrière invisible entre moi et les interlocuteurs. Au mieux on suscite l’indifférence, au pire le mépris. Un exemple : quand on va à des guichets ou qu’on rentre dans des commerces, on a parfois l’impression de déranger…

Dans la rue, je trouve qu’il est plus difficile d’approcher quelqu’un sans qu’il prenne peur. C’est surtout flagrant à Paris et dans les grandes villes, où les gens sont pressés. Ce n’est pas systématique, tout dépend de l’endroit où l’on se trouve, mais c’est tout de même plus fréquent en France qu’en Asie je trouve…

Mais surtout, j’ai le sentiment en Asie que les personnes ne vous catégorisent pas au premier regard, qu’ils vous prennent comme vous êtes. Ça ne veut pas dire qu’ils ne se font pas une opinion sur vous, et qu’ils vont devenir votre ami. Mais ils vous parlent sans que vous sentiez de la distance, sans ce fameux sentiment qu’on vous prend de haut.

Je suis peut-être naïf, mais je trouve au final les Asiatiques bien plus accueillants qu’en France. Parce qu’ils sont polis et expriment rarement leur opinion à voix haute… ? Peut-être, mais franchement, je préfère cela plutôt que de sentir le préjugé négatif de la personne qui est en face. Ahhh la hautainerie du français… Ce n’est pas une légende !

Les massages

Aller en Asie sans tester un massage, ce serait rater une expérience agréable et bienfaisante. Surtout, ce serait comme venir en France et ne pas goûter au croissant ou à la baguette : vous rateriez quelque chose !

Le massage revêt une forte dimension culturelle en Asie. Le corps et l’esprit sont indissociables. En Thaïlande, il n’est pas rare que les membres d’une même famille se massent entre eux. Dommage qu’il n’y ait pas le même rapport au corps dans la culture occidentale.

Les massages sont bénéfiques pour la santé, et ils sont agréables. Ils permettent de réduire le stress, soulagent les douleurs (lombaires, cervicales, tête, pieds), améliorent la circulation sanguine… Les massages sont un condensé de bien-être. En plus, cela coûte moins cher d’aller dans un salon de massage que d’aller chez le médecin. Pourquoi s’en priver ?!

On trouve des salons de massage un peu partout dans les pays d’Asie du Sud-Est. La technique varie en fonction des pays. Une des références reste le massage thaïlandais. Il est très tonique, à la limite du craquage d’os. Ce type de massage ne conviendra pas à tout le monde, moi j’adore ! Pas de panique, il existe des massages beaucoup plus doux. Si vous n’avez pas l’habitude qu’on vous touche le corps, vous pouvez commencer par vous faire masser les pieds ou le visage 🙂

lits de massage sous une hutte, Asie

La sécurité

Dès que je pose le pied en Asie du Sud-Est, je me sens tout de suite en sécurité. Que ce soit dans les lieux publics, les gares, les aéroports, les transports en commun, les sites touristiques, je suis la plupart du temps à l’aise. Je n’ai quasiment jamais le sentiment d’être en danger.

Le plus gros désagrément, ce sont les rabatteurs et chauffeurs de taxi qui à certains endroits sont insistants, qui te harcèlent pour que tu prennes leur transport. En général, avec un non ferme ou agrémenté d’un sourire (en fonction de son humeur du moment^^), on arrive à s’en débarrasser rapidement. Ils ne sont pas dangereux, juste très pénibles.

Attention je ne dis pas qu’il ne peut rien vous arriver. Il faut, comme partout dans le monde, faire preuve de bon sens. Ce n’est pas parce que vous êtes en vacances qu’il faut relâcher sa garde. Parfois lors d’un désaccord, le ton peut vite monter. Vous pouvez être victimes d’arnaques voire de chantage. Cependant, l’agression physique reste très rare.

On ne peut pas en dire autant en France, ou sur certaines parties du globe. En Amérique du Sud, la sécurité laisse franchement à désirer dans certains endroits. C’est souvent le cas vers les gares routières, ou dans certains quartiers laissés à l’abandon. Franchement, je ne m’aventurerai pas partout passée une certaine heure. Alors qu’en Asie, se promener la nuit ne pose généralement pas de problème.

A Paris, les touristes asiatiques sont les victimes favorites des pickpockets qui se font un plaisir de les dépouiller, dès l’instant où ils posent le pied en France. Il existe même une cellule psychologique pour les Japonais qui arrivent à Paris pour la première fois. Ils sont choqués, car ce n’est pas du tout l’image qu’ils se faisaient de notre pays en arrivant.

J’ai le souvenir d’un réceptionniste d’une auberge de jeunesse à Paris qui m’expliquait qu’il était obligé d’expliquer aux touristes asiatiques de bien faire attention à leurs effets personnels, car ils n’étaient pas assez méfiants. Beaucoup d’entre eux se faisaient dépouiller après une journée de visite dans la capitale. J’ai honte pour l’image de la France à l’étranger…

Cela ne m’est jamais arrivé pour le moment – fingers crossed – en Asie du Sud-Est.

Une société plus respectueuse

Dans la même veine, c’est un sujet sensible, mais je ne peux pas le passer sous silence. Quand on a beaucoup voyagé comme moi, et qu’on a vu comment cela se passe dans les autres pays, on se rend compte à quel point la liste des incivilités est longue en France. C’est devenu presque normal, dans notre pays, d’enquiquiner son prochain sous prétexte qu’on vit dans un pays libre. Et le drame, c’est que ça ne choque plus personne. C’est acté, intériorisé, accepté.

Je ne suis on ne peut plus attaché à la liberté qui, selon moi, est un droit précieux – qui se perd – et qu’il faut protéger à tout prix. Beaucoup de citoyens dans le monde rêvent de la liberté dont nous jouissons. Mais c’est un droit qui vient avec des devoirs et qui ne peut être sans limites. Il semblerait qu’on l’ait un petit peu trop oublié cette deuxième partie dans notre chère patrie. D’où l’expression : « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». J’ai le sentiment que c’est le cas en France où le manque de respect est trop répandu dans notre société. Et c’est bien dommage.

Un exemple : les personnes qui posent leurs pieds sur les banquettes dans les tramways ou dans les métros. Cela ne leur est jamais venu à l’esprit que leur semelle était sale ? Je n’ai jamais vu cela en Asie. Et si vous le faites, vous n’aurez peut-être aucune remarque (comme en France), mais on vous regardera avec désapprobation.

mpoine priant devant la pagode Shwedagon, Birmanie

Un rapport à la vie différent

C’est quelque chose qui est difficile à définir, mais que j’ai toujours ressenti lorsque je me trouve en Asie : on a le sentiment que les Asiatiques ont une approche de la vie plus simple, plus terre-à-terre. Que les petits tracas du quotidien glissent sur eux comme de l’eau de pluie dans une rigole (Poésie du dimanche, bonjour ! ). Ils vivent plus au jour le jour et se préoccupent moins du lendemain que nous, pauvres occidentaux angoissés par l’avenir que nous sommes.

Cette peur du futur est – je trouve – vraiment maladive en France. On nous martèle qu’il faut travailler plus aujourd’hui pour assurer notre avenir et mettre de l’argent de côté pour notre retraite. C’est bien beau de penser au futur et d’assurer ses arrières, mais à trop le faire, on en oublie complètement de vivre l’instant présent… « À chaque jour suffit sa peine », comme dit le proverbe. Quand on voit le nombre de gens qui font des burn-out, il y a de quoi se poser des questions sur l’efficacité du « modèle » de société qu’on nous vend, non ?

J’ai le souvenir d’une anecdote que m’avait raconté une Française vivant au Cambodge : si un travailleur cambodgien a gagné suffisamment d’argent une journée, il peut décider de ne pas aller travailler le lendemain et dépenser tous ses sous pour se faire plaisir, lui et sa famille, avant de retourner travailler. Impensable en France ! Même si c’est radical, j’aime bien l’état d’esprit qui se cache derrière ce comportement : cueille l’instant présent.

Mais cette attitude face à la vie n’est pas propre aux pays d’Asie. Elle est souvent un dénominateur commun dans les pays pauvres où je me suis rendu. Les personnes qui n’ont pas le sou et qui vivent au jour le jour font preuve de beaucoup de résilience. Et de gratitude. Ils prennent les aléas de la vie avec philosophie. Rien n’a d’importance tant qu’on a à manger et un toit. Si ce n’est pas avoir le sens des priorités, ça, je ne sais pas ce que c’est !

 

3 enfants asiatiques souriant et faisant des signes de main

Et vous, vous voyez d’autres raisons de partir voyager en Asie ?

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